30 novembre 2011

Venue du Koweit en bottes de cheval

J'ai cru voir des Aigle Start et ce n'en sont pas. J'ai cru qu'elle était Sud-Américaine ou Espagnole et elle ne l'est pas. Après avoir fait quelques photos d'elle de dos encombrée avec tous ses sacs de shopping, je l'ai rattrappée pour lui demander où elle avait acheté ses bdc.
La vingtaine, un joli visage, une queue de cheval, une voix douce et un large sourire ; elle me dit: "Moi pas parle français". Je lui propose l'anglais: "Ah! Boots? Boots for riding! I bought them in my country, it can't help you and I ignore the brands...  [...] I am visiting Paris & making shopping, I went with them on feet, very great and comfortable boots!".
Je lui réponds: "Waow, where do you come from then?". "Very far, from Kuwait!". Cela m'a vraiment sidéré avec l'image que les états du Golfe Persique donne des femmes et aussi par le fait que la mode des bdc ait atteint également cette zone si chaude du globe. Je le lui fait répéter: "From Kuwait!!!" me dit-elle d'un air malicieux.
Je ne lui ai pas demandé de poser de face de crainte de la mettre mal à l'aise. Mais c'était une jolie rencontre.

 _

Question sécheresse, ce n'était peut-être pas le Koweit, mais j'ai tout de même hâte que cette année 2011 se termine. Pour un bloggueur avec un thème pareil, cette année a été particulièrement pénible. Il n'aura plu qu'en janvier, février, un petit peu en juillet, deux jours en septembre, un peu plus en octobre, et un seul jour de vraie pluie ce mois de novembre. C'est tel qu'on peut quasiment les compter. Je parle de Paris en tout cas puisque c'est ici que je vis et que je témoigne. Les statistiques météorologiques confirmeront mes dires et ce mois qui s'achève dans une heure aura été l'un des plus chauds.
Donc peu de filles en bdc, moins de street shots, sans compter la nuit qui tombe vers 17h00 ; et j'en profite ici pour vous balancer ma modeste récolte de la semaine dernière qui ne me donnait meme pas l'envie d'en faire des articles.


Ajout du premier décembre (pas de quoi faire un article)  Il a enfin plu à Paris ce premier jour de décembre, et je m'étais accordé du temps à l'heure du déjeuner, et je n'ai croisé que cette touriste en bdc, des Däv à mon avis.

15 commentaires:

Geff a dit…

L'on ne peut que constater en effet, en comparaison des 2 dernières années, je me demande si en plus (la) cette mode n'a pas atteint son pic, c'est comme dans tout les domaines : il y a une phase ascendante, le sommet, puis la stagnation ou la décente, c'est également le cycle de la vie...
Difficile également dans ces conditions de trouver l'inspiration pour le blogueur mais également pour les posteurs ! :o{

Chris a dit…

Certes aussi le temps n'y est pas, pas de pluie donc peu de BDP, ni de BDC ce qui me parait logique...
Même à Venise il n'y a plus d'acqua alta fin novembre, drôle de temps...

arno a dit…

Difficile de dire si la mode des bdc a atteint le pic, si elle est dans une courbe descendante. En tout cas elle laissera des traces, elle a été une révélation pour certaines filles, pour d'autres elles ont osé et oseront à nouveau. Ce ne sera jamais plus comme avant 2006, on en verra toujours un peu au hasard d'un coin de rue. Et je reste optimiste quant à la pérénité de cette mode car j'ai constaté cet automne que la presse fait monter la sauce avec moult articles sur les bdp, bdc incluses.
Mais cette sécheresse climatique, que ce soit à Paris, Varsovie ou Venise bipe les dès.

Chris a dit…

Si les femmes du Koweit se mettent aux BDC, c'est que la mode s'est étendue d'une manière incroyable. De plus je remarque que bon nombre d'enseignes de chaussures bien diffusées proposent des BDC (souvent low-cost) en tant que BDP. Il me semble aussi que les bottes classiques de la mode de cet hiver (je lis le ELLE aussi!) sont des bottes de plus en plus "cavalières", ou "vintage" qui s'enfilent par le haut. Tous ces indices qui me font penser que la cote des BDC est toujours au Zénith. Voir même encore plus que l'année dernière.
@ Geff : Ce n'est pas le cas chez toi en Alsace ??

Geff a dit…

Eh non Chris, sauf pour les BDP "classiques" on en trouve quelques modèles dans les magasins de chaussures, mais comme il ne pleut plus guère évidement ça fausse les résultats, hier par exemple j'ai vu une superbe fille en jupe courte, collant noir opaque et petite chaussures (le tout était sublimement féminin)
Quand à la mode jusqu'au Koweit (?), on peut voir aussi le fait : je viens à Paris, je suis donc la tendance de cette ville (mon point de vue de l'extérieur, mais sans valeur).
Est-ce le début, le milieu ou la fin, je n'en ai aucune idée, simple interrogation de ma part j'aime bien comprendre, mais je ne ferais pas de pronostics, en tous cas une chose est sûre, Arno à raison dans son post !

david a dit…

honnêtement, je ne pense pas que les modeuses puissent dire un jour : "les bdc sont moches et pas pratiques!"
prenons les jean's, peut on encore parler de mode à leur sujet ou alors uniquement sur les variantes (slim, baggie, pattes-d'eph'...)
enfin les bdc sont une sous catégorie des bottes, donc je m'égare...
bon je poste mon commentaire mais je tenterai de mieux élaborer ma réflexion plus tard peut-être.

sinon arno, je trouve tes streetshots et ton interview dans la langue de shakespeare excellents! mieux que ça ce serait de nous filmer l'échange autour d'un café en terrasse par exemple;-)

Stefan a dit…

Excellent !!! Merci. Arno

Geff a dit…

Oui David, tu as raison pour les jean's, c'est devenu un basique/classique bref, c'est un pantalon ! Pour les pompes c'est toujours un peu plus complexe et bizarre...
Je vois chez moi, une grande enseigne nationale de la distribution avait tenter (en promo 15 jours, puis prolongation 1 mois supplémentaire) cet automne de commercialiser des BDC à 15€ : flop total, il sont resté avec leur stock sur les bras (constat), c'est simple tu passais devant le rayon et/ou en tête de gondole y en avait parterre, les filles marchaient dessus (plein de traces de chaussures sur les bottes, c'était naze) au point qu'ils ont finalement tout retiré du rayon du jour au lendemain...
Conclusion : cette mode est-elle véritablement tendance partout ???
Bah simple curiosité, mais mon commentaire aura eu au moins une vertu, il aura rouvert la discussion et c'est déjà pas mal. :o)

al a dit…

je n'ai jamais vu autant de bdp que cette année donc je pense que nous sommes à un zenith.
par contre je crois que ces bdp, pour être toujours à la mode ,doivent avoir du style et une certaine classe.
des bottes hunters , le chameau ,
aigle et toutes celles avec une ligne et un dessin à la fois classique et sympa seront portées.

le fait aussi que des stars en portent sur des magasines ne peut que favoriser cette mode

Geff a dit…

Pas mal ton raisonnement Al, mais je me souvient lorsque j'étais petit (fin des années 60) les BDP était une chose banale, pour les filles autant que pour les garçons, et puis un jour fini, elles ont disparues de nos pieds et de nos rues... Donc... ?!

Chris a dit…

Regardez , c'est un bon indice de popularité, l'exemple des présentatrices de télé qui portent des BDC: comme ces deux blondes qui présentaient l'émission sur les animaux dont David nous avait transmis le lien. Et Karine Lemarchand dans "l'amour est dans le pré" dont on avait déjà parlé (c'était certes l'année dernière).
Comme dit David, le coté pratique et urbain est indéniable, aujourd'hui peut-être plus que l'aspect "mode" avant-garde . Une copine, à Paris, m'a fait part du fait qu'elle avait acheté des BDC (des B-only) comme bottes caoutchouc (toujours un truc à avoir dans son placard, même petit..) en voyant mes Le Chameau notamment, pour leur coté esthétique et pas "botte de jardin".

david a dit…

@geff : une montagne de bdc en tête de gondole??! je ne trouve pas ça très judicieux, je vois mal les acheteuses potentielles se ruer dessus comme devant un stock limité d'antigrippal en pleine épidémie!

encore que, j'imagine très bien la scène : au milieu d'un embouteillage de caddies, les filles se tirant par les cheveux pour attraper et essayer la dernière paire à leur taille...
très fantasmagorique mais cela pourrait être une explication au fait qu'il n'y en avait plus une seule le lendemain :-))

Geff a dit…

Ah là j'avoue David, si cela avait été le cas j'aurais assisté à la scène avec délectation (pas bien), enfin... oui en rayon et en tête de gondole, les filles passaient devant sans même les voir, c'est comme ça ici et moi ça ne m'étonne pas !!!
Et encore moins quand je vois le peu de choix en BDP dans les magasins de chaussures (Ah si... oui... celles qui sont fripées façon doudoune et que Chris et Arno détestent, elles sont à la mode et j'en vois de temps à autre au pieds des filles), par ailleurs Gémo à même essayé les BDP imprimées (en promo un temps également), résultat : bof, bof, bof et re-bof, pourtant originales et sympas !!

al a dit…

je pense que pour les fabriquant de bdc, cela ne doit pas être évident d'anticiper la réaction des acheteuses potentielles.

je pense aussi qu'il faut qu'il aient entête l'image que véhicule leur produit.
si cette image est revalorisante ,les bdc ou bdp seront portées par plus et à l'inverse dans le cas contraire.
c'est pour cela que je pense que ces bottes doivent être d'un dessin
classique et classe à la fois en évitant la qualité lowcost

Geff a dit…

C'est vrai Al, je le constate, en temps qu'artisan créateur (pas de chaussures non, mais tout à fait d'autre chose : je n'en dirai pas d'avantage ici désolé) et c'est seulement ma 3ème collection qui fait un carton, pour les 2 autres c'était assez décevant.
Le gros problème est qu'il faut trouver et concevoir ce qui va plaire (d'où quelque part ma curiosité), et c'est pas forcement évident... alors j'imagine pour un chausseur, ce doit être pire !